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World of Madness

Ce monde de folie est-il le vôtre ?

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Plaidoyer pour le droit à l'avortement

Plaidoyer pour le droit à l'avortement
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Je me suis décidé à rédiger ce plaidoyer après avoir visionné la vidéo d'une jeune fille contre l'avortement.

Réfutant tous ses arguments, je vous explique pourquoi donner le droit à l'avortement aux femmes me parait fondamental.

Plaidoyer pour le droit à l'avortement

L’avortement constitue l’un des débats les plus complexes de notre société car, au même titre que celui sur l’euthanasie ou la peine de mort, il se situe à la frontière du monde des vivants et de celui des morts. Chacun possède son avis et le défend avec passion et indignation mais peu possèdent les arguments et les connaissances nécessaires à faire réellement avancer le débat. Je me propose donc d’y apporter humblement ma pierre à l’édifice.

Embryon = être humain ?

En France, une femme peut légalement avorter jusqu’à 3 mois de grossesse. A ce stade, l’embryon n’est qu’un petit être de 10 centimètres et de 45 grammes qui devient peu à peu un fœtus. Ses muscles commencent à répondre au cerveau mais ce ne sont que des mouvements réflexes incontrôlés. Son visage devient petit à petit mobile mais il ne possède pas encore de coup et ses jambes sont encore très petites par rapport au reste de son corps.

Possédant ces connaissances rudimentaires, je ne pense pas qu’on puisse définir un embryon de 3 mois comme un être humain. En effet, l’être humain ne se rapporte pas seulement à un corps physique mais aussi et surtout à une conscience de soi. Il est une créature qui a conscience d’exister et qui est le fruit de ses interactions avec son environnement extérieur. Ainsi, comme l’être humain existe au travers de sa conscience d’exister que lui offre son éducation et son environnement extérieur je pense que l’on ne peut pas décemment considérer l’embryon de 3 mois comme tel.

"Le jour de vos 18 ans vous ne dites pas que vous avez 18 ans plus 9 mois."

On m'oppose souvent à cette argument le fait qu'un nouveau-né n'a pas plus conscience d'exister qu'un embryon. Cependant, au contraire de ce dernier, le nouveau-né interagit avec son environnement et existe au travers des personnes qui s'en occupent. Bien qu'ils ne possèdent tous les deux aucune conscience d'exister, l'existence du nouveau-né par rapport à celle l'embryon (qui plus est, non souhaité dans le cas de l'avortement) est bien réelle car il est entré en interaction avec le monde extérieur. La vie de tout être humain commence véritablement à sa naissance. Le jour de vos 18 ans vous ne dites pas que vous avez 18 ans plus 9 mois.

Par cette démonstration je ne nie pas le fait que l’embryon est un être biologiquement vivant mais je réfute l’argument commun qui est de dire que l’avortement est inhumain ou immoral car à ce stade le « bébé » est physiquement très peu développé et surtout n’a aucune conscience d’exister. J’affirme qu’ôter la vie à un être vivant qui ne possède pas de conscience d’exister ou même un quelconque instinct de survie n’est pas immoral.

Et la femme dans tout ça ?

Je vais appuyer cette affirmation en réfléchissant au droit de disposer de son corps d’une femme et au potentiel futur d’un enfant non souhaité.

Une femme possède le droit de ne pas vouloir d’un enfant même lorsqu’elle est enceinte. Comme je l’ai expliqué précédemment l’embryon de 3 mois n’est pas réellement un être humain et peut donc être considéré comme une partie du corps de la mère. A ce titre, il est justifiable de dire qu’elle peut en disposer comme elle le souhaite.

Ensuite, il n’est pas correct de rejeter uniquement la faute d’une grossesse non souhaitée sur l’irresponsabilité de la femme qui, il est vrai, a de nos jours facilement accès à de nombreux moyens de contraception. En effet, l’homme est tout aussi blâmable car il a sa disposition le préservatif qui est sans doute le moyen contraceptif le plus répandu et simple d’utilisation à notre époque. Il ne serait donc pas normal que la femme soit la seule à subir les conséquences d’une faute commune. Je ne m’attarderais pas sur les cas de viols et d’incestes car ils sont très minoritaires concernant l’avortement et surtout il s’agit dans ces situations de savoir faire preuve de bon sens.

"Empêcher l'avortement c'est potentiellement gâcher la vie de deux personnes : celle de la mère et celle de l'enfant."

Aussi, je trouve bien plus immoral de contraindre une femme à élever un enfant qu’elle n’a pas souhaité (parfois seule car les cas où un homme se sépare d’une femme à cause d’un enfant non souhaité existent) que de la laisser disposer de son corps et de sa vie et donc de la laisser avorter. En effet, une femme qui n’est pas psychologiquement prête à assurer une bonne éducation à un enfant ne pourra pas, dans la majorité des cas, faire une bonne mère. L’enfant ne recevant pas une bonne éducation et peut-être même pas d’amour de la part de sa mère ne saurait être promis à un avenir heureux.

Sachant cela, qu’y a-t-il de plus immoral ? Empêcher la naissance d’un petit embryon de 10 centimètres qui n’a aucune conscience de ce qu’est la vie et la mort ou laisser un enfant livré à une mère qui ne l’a pas souhaité et qui risque par conséquent d’avoir une vie très compliquée. En empêchant l’avortement d’une mère résolue à ne pas vouloir d’enfant c’est potentiellement gâcher la vie de deux personnes : celle de la mère et celle de l’enfant.

Des risques à ne pas négliger

Cependant, je vais mesurer mes propos en précisant que même si l’avortement est présentement légal, la situation actuelle ne me convient pas.

En effet, l’avortement présente énormément de risques pour la femme et cela n’est pas assez dit à mon goût. Effectuer une plus grande prévention à cet égard permettrait de faire prendre conscience aux gens que même si l’avortement est légal il n’est pas banal. Une femme qui a avorté possède plus de chance de devenir stérile, de faire des fausse-couches ou de donner naissance à des enfants prématurés et handicapés. De plus, les risques de perforations utérines ou d’inflammations durant et après l’opération existent aussi dans le cas d'une IVG par voie chirurgicale. Enfin, le facteur psychologique est déterminant et de nombreuses femmes ayant avorté développent plus tard des troubles psychologiques.

"Lorsque l'on parle d'avortement on parle avant tout de la santé et du bien-être de la femme."

Je suis en faveur du droit à l'avortement dans tous les pays du monde où cela pourrait-être pratiqué de manière à garantir la santé physique et mentale de la femme. Je ne considère pas l'avortement comme inhumain et cela me paraît même être un droit fondamental de la femme mais j’admets qu’une plus grande prévention concernant les risques liés à cet acte est nécessaire afin qu’une femme ayant pris cette importante décision ne voit pas sa vie gâchée ou perturbée par la suite. Car oui, lorsque l'on parle d'avortement on parle avant tout de la santé et du bien-être de la femme.

Si les hommes pouvaient attendre un enfant, l'avortement serait un sacrement.

Florence Kennedy

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B
le corps de la femme s'arrête là où commence celui de l'embryon
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J
C'est bien ce que je pensais, il n'y a absolument aucun argument tangible pour le droit à l'avortement. Du vent...
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J
Bravo pour ton plaidoyer ! Non seulement j'approuve mais j'aimerais t'aider à être encore plus libéral sur cette liberté du corps. Voici mon mail juliendriss2@gmail.com
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B
C'est pas un playdoyé c'est une collection d'idées toutes faites ! Depuis freud on sait que l'être humain est un être d'inconscient, de plus l'embryon ineragit avec son environnement intra-utérin ! Pratiquer un avortement c'est avoir la certitude de gacher une vie et de potentiellement en gacher une autre ( celle de la mère ) : alors, what else ? combien de femme pensent a leur avortement tous les ans à la fêtes des mères, le regrettent ou culpabilisent ? Bon bref, l'avortement pose pour moi de graves questions éthiques et morales qui dépassent le seul confort de la femme ( Parlons des conséquences transgénérationnelles d'un avortement caché par maman ou grand-maman ) Comme cela doit être un droit, alors tout statut légal est refusé à l'embryon et on assiste en toutes légalité à toutes les dérives eugénistes et du génie génétique en passant par les manipulation et autres chimères ! Bref c'est un acte grave, et toute société qui le pratique devrait s'intéroger sur ce qu'elle fait là pour ne pas assumer les conséquence de son plaisir sexuel.
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Y
Salut ! Pour affiner tes propos il faut savoir que l'avortement médicalisé est moins dangereux qu'une grossesse. 1 femme sur 100 000 meurt d'un avortement médicalisé tandis qu'une femme sur 10 000 meurt en couche. Le calcul est vite fait : l'avortement médicamenteux n'est pas dangereux pour le femme. De plus, une femme meurt toutes les 8 minutes d'un avortement clandestin (donc dans un pays ou l'avortement est illégal). Calculez le nombre de vies sauvez en un an si ces femmes avaient eu l'opportunité d'avorter librement. Et osez dire ensuite qu'avorter c'est prendre la vie.
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D
Humm je suis d'accord mes pour tes chiffres c'est pour une période de cb de temps ? Sur 1 an ? 1mois ?
J
Bravo pour ces stat ! tu sembles motivé pour la cause de l'avortement. Ca m'interesserais d'approfondir avec toi :) Voici mon mail juliendriss2@gmail.com